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La cloison fixe, par définition, ne peut se déplacer. Cet ouvrage vertical, généralement non porteur, a pour mission de délimiter les espaces, ainsi que d'isoler. Elle se choisit parmi de nombreuses variétés, en fonction de son implantation, de son esthétique, de l'isolation acoustique et thermique souhaitée, ainsi que du budget disponible.

Les différents types de cloisons fixes

La cloison fixe peut être séparative ou distributive.

La cloison fixe séparative

La cloison fixe séparative sépare deux logements entre eux, ou un logement des parties communes.

Elle peut être à simple parement et est alors composée de plaques de plâtre vissées de part et d'autre d'une ossature verticale. Son épaisseur minimale varie de 13 mm à 25 mm, permettant ainsi de réduire les bruits aériens et les bruits intérieurs se propageant principalement par la paroi.

La cloison séparative à double parement se compose de quatre plaques de plâtre de 13 mm à 25 mm, séparées par un isolant et vissées de part et d'autre d'une ossature verticale. Ses performances en matière d'isolation acoustique dépendront du type d'isolant choisi (laine minérale, polystyrène expansé, laine de chanvre, etc.).

La cloison séparative à âme alvéolaire se compose de panneaux monobloc au parement en plaque de plâtre, reliés entre eux par une structure en carton alvéolé. Léger et facile à manipuler, ce type de cloison est idéal sur les sols ne supportant pas beaucoup de charge.

La cloison fixe distributive

Distributive, la cloison a pour fonction de diviser l’espace intérieur d’un logement.

Elle peut être sèche, c'est-à-dire composée de matériaux assemblés mécaniquement (plaques de plâtre, panneaux alvéolaires, panneaux de particules ou encore éléments préfabriqués en béton, terre cuite ou polymère), sans nécessiter de liant, exception faite d’un enduit pour joints ou bandes entre les panneaux.

La cloison distributive en matériau humide se compose de matériaux à assembler sur place à l’aide de plâtre, de ciment ou de mortier-colle : briques plâtrières, blocs de béton cellulaire, carreaux de plâtre ou de terre cuite ou encore pavés de verre.

Choisir sa cloison fixe

Le choix d'un type de cloison fixe dépendra de sa fonction, de l'esthétique recherchée, ainsi que de l'isolation nécessaire et de votre budget.

Réglementation

Les exigences réglementaires ne sont pas les mêmes s'il s'agit d'une cloison distributive ou séparative.

Il n’existe ainsi aucune exigence réglementaire en matière d’isolation acoustique pour une cloison distributive, mais un indice d’affaiblissement acoustique RA minimal de 40 à 42 dB est préconisé. En matière de réglementation thermique, la seule règle concerne les cloisons distributives sur local non chauffé (garage, cave, buanderie, etc.). Elle impose que leurs performances thermiques soient équivalentes à celles d’un mur en contact avec l’extérieur (tout en tenant compte de la température intérieure du local, supérieure à la température extérieure).

En ce qui concerne la cloison séparative, il n'existe aucune réglementation thermique. Mais la nouvelle réglementation acoustique (NRA) définit les performances acoustiques minimales à respecter dans les bâtiments d’habitation neufs. Elle impose contre les bruits aériens entre logements une isolation phonique minimale de 53 dB, contre les bruits aériens extérieurs une isolation de 30 dB (jusqu’à 45 dB selon l’environnement), et un niveau maximal de bruits d’impact de 58 dB.

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Critères de choix : esthétique et contraintes d'implantation

Le choix de votre cloison dépendra bien sûr de l'esthétique recherchée, ainsi que des contraintes d'implantation.

  • Ainsi pour une chambre, mieux vaut choisir des matériaux offrant une bonne isolation acoustique comme le béton cellulaire, qui permet également de créer des agencements originaux.
  • Pour une salle de bain, la cloison distributive devra impérativement être hydrofuge et éventuellement laisser passer la lumière, avec des briques de verre par exemple.
  • Pour un garage ou un sous-sol, les blocs de béton, lourds et peu isolants, mais ignifuges et imperméables, conviendront parfaitement.
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Poser une cloison fixe

Trois types de poses

Les contraintes de pose d'une cloison fixe diffèrent selon le type choisi. Cette opération est le plus souvent à la portée de tout bon bricoleur, la structure n'étant généralement pas porteuse.

Il existe trois grands types de poses :

  • la pose sur ossature (métal ou bois) est classiquement utilisée pour les plaques de plâtre ou les plaques alvéolaires. Elle est relativement facile à mettre en œuvre et permet d’insérer un isolant ;
  • la pose collée, ou doublage, consiste à coller directement la cloison sur un mur existant ;
  • la pose d’une cloison en matériau humide consiste à assembler des briques, des carreaux de plâtre, des pavés de verre ou encore du béton cellulaire à l’aide de plâtre, de ciment ou de mortier-colle.
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Prix et points de vente

Vous trouverez les matériaux nécessaires à la constitution de cloisons fixes dans les grandes enseignes de bricolage et sur Internet. Comptez entre 10 € le m² pour une cloison en plaques de plâtre et plus de 100 € le m² pour une cloison en verre, hors pose. Et entre 30 € et 200 € le m², pose et matériaux compris.

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